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FAQ - REPONSES

  • En cherchant une information sur Internet, j’ai trouvé un site dont le contenu est pornographique, voire même très violent. A qui puis-je m’adresser?

  • Depuis le 1er janvier 2003, il existe le Service de coordination de lutte contre la criminalité sur Internet (SCOCI).
    Toute personne peut signaler à ce Service les sites Internet suspects par le biais du formulaire disponible à l’adresse suivante : www.cybercrime.admin.ch


  • Que faire lorsqu’un individu vient dans une cour d’école ou semble guetter les élèves ?

  • Si vous êtes parent ou responsable de l’enfant,vous pouvez
  • faire part de vos observations à l’enseignant et au responsable d’établissement afin qu’ils soient attentifs et qu’ils puissent, à leur tour;
  • informer le président de la commission scolaire et leur supérieur hiérarchique (inspecteur ou directeur);
  • relever, le cas échéant, le numéro de la plaque minéralogique de son véhicule.

  • Si vous êtes enseignant, vous pouvez successivement:
  • observer le comportement de cet inconnu;
  • relever, le cas échéant, le numéro de la plaque minéralogique de son véhicule;
  • aborder la personne et lui demander si elle a besoin d’un renseignement ou d’aide; il s’agit peut-être d’un proche de l’enfant, que vous ne connaissez pas; si ce n’est pas le cas, elle pourra être déconcertée par cette approche;
  • informer le responsable d’établissement et traiter avec lui de la nécessité d’informer et d’aborder:
    -le président de la commission scolaire;
    -le supérieur hiérarchique (inspecteur ou directeur);
    -les collègues et le concierge du bâtiment.



  • Quel est le rôle du CAN-TEAM ?

  • Le CAN-TEAM (Child Abused and Neglected - TEAM) est à l’écoute de tous les professionnels de l’enfance. Il a pour objectif de les informer, les soutenir et les orienter dans leur recherche de solution pour un enfant en difficulté, qu’il s’agisse d’un soupçon ou d’un cas avéré de maltraitance ou d’abus sexuel.

    Les membres du groupe se réunissent tous les derniers mercredis du mois ou davantage si nécessaire.

    Vous pouvez venir directement présenter la situation qui vous préoccupe. Dans ce cas, il vous suffit de prendre directement rendez-vous auprès de la coordinatrice du GRIMABU, par téléphone (078 760 07 17) ou par courriel (canteam@grimabu.ch).

    Vous pouvez aussi présenter votre situation par oral ou écrit. Après avoir évalué la situation, le CAN-TEAM vous proposera des pistes d’intervention ou de prise en charge. Les consultations du CAN-TEAM sont gratuites.


  • J’ai des inquiétudes à propos d’un élève, mais je n’ai aucun élément concret concernant des actes de maltraitance dont il pourrait être victime. Que puis-je faire ?

  • Il est important de tenir un carnet de bord dans lequel vous pourrez inscrire toutes vos observations et les raisons de vos inquiétudes.

    Au fil des jours, vous pourrez noter notamment:
  • vos observations générales sur le comportement de l’enfant et son travail scolaire
  • les éventuelles dates et heures des absences de l’élève
  • vos contacts avec les parents ainsi que les relations parents-enfant que vous avez constatées
  • les éventuelles marques que vous avez vues sur le corps de l’enfant (hématomes, griffures, brûlures etc.) avec leur localisation et leur taille
  • les propos de l’enfant, avec son propre vocabulaire
  • Il est essentiel d’indiquer la date pour chaque élément noté dans le carnet de bord. Celui-ci doit impérativement être conservé dans un endroit sécurisé, fermé à clef . Son contenu est confidentiel et il n’a pas à être connu de tout un chacun.
    N’oubliez pas que vous n’êtes pas seul/e et que vous pouvez en tout temps faire appel au GRIMABU et à son CAN-TEAM.
    Si vos doutes dépassent « le simple soupçon », vous devez immédiatement informer votre inspecteur/trice des écoles (si vous enseignez à l’école primaire) et votre directeur/trice ou la personne ad hoc (si vous enseignez dans un cycle d’orientation ou un collège). Dans tous les cas, il est préférable de tenir votre supérieur/e hiérarchique au courant du développement de vos observations.
    Si vos doutes dépassent « le simple soupçon », vous devez immédiatement informer votre inspecteur/trice des écoles (si vous enseignez à l’école primaire) et votre directeur/trice ou la personne ad hoc (si vous enseignez dans un cycle d’orientation ou un collège). Dans tous les cas, il est préférable de tenir votre supérieur/e hiérarchique au courant du développement de vos observations.


  • Est-ce que la maltraitance sur les enfants est un phénomène nouveau ?

  • Ce n’est pas le cas. Pendant de trop nombreuses années, la maltraitance a constitué un thème occulté par la société qui était plutôt encline à minimiser, voire à passer sous le voile de l’hypocrisie silencieuse les sévices de toutes natures dont pouvaient être victimes les plus faibles, à savoir les enfants, les personnes handicapées et les personnes âgées, soit dans l’intimité des familles, soit dans des institutions d’accueil.

    Une nouvelle approche de la société, ainsi le fait de permettre aux victimes de s’exprimer, a ainsi fait apparaître nombreux cas de maltraitance. S’agissant de la maltraitance commise sur les enfants, elle a eu principalement pour lieu la famille. Pendant longtemps, la famille a constitué un territoire privé où la loi n'avait pas droit de cité. Aujourd'hui, si la famille a toujours droit à son intimité, ses membres doivent avoir le droit de bénéficier de l'aide de la communauté et de la justice s'ils sont menacés ou atteints dans leur intégrité.


  • Pourquoi les enfants victimes d’abus sexuels gardent longtemps le silence ?

  • Le mineur victime veut que l’abus sexuel cesse, mais il redoute en même temps la série de conséquences que sa révélation peut entraîner. Ses craintes sont aggravées, car l’auteur a souvent exercé tout un chantage sur la victime en lui disant que toute action de sa part, notamment toute confidence à une tierce personne, pouvait se retourner contre elle et sa famille.

    En résumé, l’enfant victime garde souvent le silence car il a :

  • peur de perdre « l’amour » de l’abuseur qui lui a fait croire qu’il était privilégié
  • peur de l’enquête, de la police, le cas échéant du procès au cours desquels il devra raconter les détails intimes qu’il a vécus ;
  • peur de nuire à l’abuseur qui lui a peut-être dit qu’il risquait d’aller en prison et que la fratrie serait placée en institution ;
  • peur de l’éclatement de la famille et de sa stigmatisation sociale ;
  • peur de la perte de ressources financières pour la famille.

  • L’enfant n’invente pas ses peurs. Elles lui ont été dictées par l’abuseur qui les a distillées au fil du temps dans sa conversation. Il est frappant de constater la pauvreté de l’imagination des auteurs qui ont souvent le même type d’arguments.

    A cela s’ajoute la honte d’avoir été victime.


  • Quand peut-on demander un constat médical ?

  • Toute personne atteinte dans son intégrité physique (coups, blessures, abus sexuel, viol etc.) peut demander à un médecin d’établir un constat.

    Ce document est libellé par le médecin « à qui de droit », sans plus amples précisions. La personne concernée – ou son représentant légal - peut le conserver et le produire ultérieurement en justice si elle ne dépose pas plainte dans l’immédiat.

    Le médecin qui établit le constat note les déclarations de la personne concernée et, selon les cas, il pose quelques questions complémentaires pour mieux comprendre la situation. Il ne lui appartient cependant pas de mener un interrogatoire.

    Le praticien effectue ensuite un examen clinique en vue d’un rapport descriptif dans lequel il mentionnera toutes les lésions qu’il aura constatées. Ce rapport sera remis en mains propres à la personne concernée. Cet élément devra figurer sur le document.

    Si le constat médical a pour but d’établir la nature des lésions et, dans la mesure du possible, d’en évaluer l’ampleur, l’examen clinique permettra au médecin de prodiguer au patient prodiguera les soins et les traitements nécessaires et de lui apporter un certain soutien psychologique indispensable. Pour le surplus, le praticien aiguillera la personne vers les services compétents.


  • A qui s’adresser pour le constat gynécologique d’un enfant ?

  • L’examen gynécologique d’un enfant un médecin spécialement formé et disposant du matériel spécifique adapté aux différents âges.

    Un examen clinique bien fait ne cause aucune douleur à un enfant. Si la participation de celui-ci n’est pas possible, l’examen ne devra pas lui être imposé afin d’éviter tout risque de traumatisme. L’examen gynécologique de l’enfant n’est pas effectué en profondeur de manière systématique, mais uniquement si les faits qu’il pourrait avoir subis le justifient.

    Dans la majorité des cas, le constat gynécologique permet de rassurer aussi bien les jeunes patients que leurs parents dans la mesure où, dans la majorité des cas, il n’y a heureusement pas de séquelles liées à l’agression.


  • Peut-on repérer les pédophiles ?

  • Difficilement. Plutôt séducteurs, ils sont parfois mariés, et pères de famille. Ils sont souvent considérés comme étant au-dessus de tout soupçon. Ce sont des personnes parfaitement insérées dans la société, souvent connues dans leur milieu, qui peuvent avoir un poste important dans la politique, le monde des affaires, de la culture etc. Ce sont souvent des charmeurs. Ils se présentent comme des personnes honnêtes, mais ils ont une double vie.

    On les rencontre ainsi dans tous les milieux de la société. Certains ont une prédilection pour les métiers leur permettant d'entrer en contact avec des enfants. Ils sont généralement considérés comme d'excellents pédagogues. Très actifs dans les milieux associatifs, ils offrent volontiers leurs services pour animer une chorale, entraîner une équipe sportive, aider des gamins en difficulté, voire militer contre les... pédophiles.

    Afin d'avoir des enfants à leur disposition, les plus habiles entrent dans les bonnes grâces d'une femme divorcée avec enfants ou d'une mère célibataire. Les pédophiles nouent souvent des relations longues avec leurs victimes: ils les musèlent en leur faisant croire, par exemple, que leurs parents sont au courant, ou en cultivant le romantisme du «grand secret» dont il ne faut parler à personne.

    Il faut aussi mentionner le cas des « prédateurs » qui se faufilent dans les chats ou forums de discussion pour enfants ou adolescents, se faisant passer pour un jeune et qui sont prêts à faire des kilomètres pour entrer en contact avec leur proie.


Grimabu case postale 76 1707 Fribourg T. 078 760 07 17 info@grimabu.ch
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